Il est désormais interdit de fumer dans certains logements!

20 04 2008

Il y a environ deux ans une propriétaire asthmatique allait devant la Régie du logement dans le but de faire interdire à sa locataire le droit de fumer dans le logement. La Régie du logement allait rendre une décision favorable en faveur de la locataire, en disant qu'elle pouvait continuer à fumer dans le logement, puisque rien n'était indiqué dans le bail qu'il était interdit de fumer dans le logement.

La Cour du Québec allait finalement, la semaine dernière, renverser la décision de la Régie du logement, en décrétant que même si rien n'était écrit dans le bail, le fait que ce soit indiqué dans le formulaire de location qu'il était interdit de fumer dans le logement, on s'engageait à respecter l'obligation de ne pas fumer.

Il n'en fallait pas plus pour que les associations de propriétaires jubilent et demandent au gouvernement de porter des modifications au bail obligatoire, afin d'y insérer une case indiquant qu'il était interdit de fumer.

Pour ma part la demande des propriétaires est comme un peu ridicule, considérant qu'il existe un endroit dans le bail obligatoire où l'on peut ajouter des obligations au locataire ou au propriétaire.

De plus, certains propriétaires ne sont même pas foutus de remplir toutes les cases obligatoires du bail, dont notamment la fameuse section G du bail obligatoire, où l'on peut retrouver le montant du loyer le plus bas payé dans les douze derniers mois par l'ancien locataire, ce qui pourrait permettre au nouveau locataire de passer devant la Régie du logement pour demander un ajustement de prix, s'il devait y avoir une trop grosse différence entre l'ancien prix du loyer et le prix du loyer qu'il s'est engagé à payer en signant le bail.

J'ai hâte de voir comment les associations de locataires vont réagir à ce jugement.




Rapport Montmarquette, on veut encore nous faire payer

12 04 2008

L’économiste Claude Mont Marquette a remis cette semaine au gouvernement du Québec son rapport, dans lequel il préconise que l'on augmente les tarifs des divers services offerts par le gouvernement, dans le but de montrer aux gens le coût réel des services donnés.

Le problème qui se pose avec les propositions suggérées, c'est qu'elles vont contribuer à appauvrir d'avantage les classes moyennes et les plus démunis, ce qui n'est pas rassurant.

On peut prendre en exemple une étude du Forum régional sur le développement social de l’île de Montréal publiée en 2006, qui nous apprend, qu’en 2001, 4 travailleurs sur 10 gagnaient moins de 20 000$ par année, alors qu’il subsiste toujours une crise du logement, et que tous les prix de différents services ou biens de consommations de bases ne cessent d’augmenter.

À Québec même si la situation économique est bonne, ça n’empêche pas la direction de la Santé publique de la Capitale nationale de sortir son étude qui démontre qu’il existe un lien étroit entre l’espérance de vie des gens vivant dans des quartiers riches (Ste-Foy, Sillery et le quartier Laurentien) d’où l’espérance de vie est de 83,2 ans, comparativement à la basse-ville de Québec (Limoilou, Vanier, St-Roch) où l’espérance de vie n’est que de 76,6 ans.

On estime également qu’en 2005, plus de 30 000 personnes avaient des difficultés économiques, et de ce nombre près de 12 000 étaient des enfants issues de familles monoparentales.

On ne peut pas le nier, c’est vrai qu’il existe beaucoup de gaspillage, ne serait-ce dans la gestion de l’eau ou encore dans l’électricité, mais est-ce une raison de vouloir pénaliser les plus démunis?

Est-ce qu’il existera des mécanismes pour aider les plus démunis s’ils consomment plus, où est-ce que ce sera comme dans le dossier du conflit entre les dentistes et le gouvernement, quand les dentistes avaient décidé d’obliger les assistés sociaux ou encore les parents qui ont des enfants éligibles au programme dentaire du gouvernement de payer les frais médicaux, et ensuite de se les faire rembourser par la Régie d’assurance maladie du Québec (RAMQ), sans pour autant, avoir la certitude que le gouvernement rembourserait les frais de dentiste en entier, et sans savoir si l’attente sera longue avoir de pouvoir toucher au remboursement?

Ce qui est inquiétant, c’est de voir que l’ADQet le PQ sont disposés à en discuter et à en débattre. Pourquoi faut-il toujours que les économistes ne pensent qu'à proposer d'augmenter les tarifs, alors qu'on est déjà la province la plus surtaxée en Amérique du Nord?




On marginalise davantage les fumeurs...

16 01 2008

Depuis un certain temps on marginalise de plus en plus les fumeurs, ils n'ont plus le droit de fumer dans les lieux publics (restaurants, bars) etc., et certains propriétaires songent à refuser de prendre des locataires qui fument.

Maintenant ce sont les hôtels qui se mettent de la partie, ainsi dans certains hôtels, si des gens fument dans leurs chambres qui sont dans des sections-non fumeurs, ils pourraient se faire imposer des frais supplémentaires pouvant aller jusqu'à 200$ pour la durée de leur séjour, qui serviront à nettoyer en profondeur les chambres à leur départ

Mais est-ce qu'une telle mesure pourrait être facilement applicable? Un client pourrait-il refuser de payer ce montant, sous le prétexte qu'il n'y restait plus de chambres fumeurs, ou encore, que c'était le client précédent qui fumait dans la chambre et qui ne s'était jamais fait prendre, et dont la senteur est restée dans la chambre à l'arrivée du nouveau client?

Accepteriez-vous de séjourner dans un hôtel qui charge de tels frais, où iriez-vous plutôt dans un autre hôtel ou motel qui en exige pas?




On s'acharne encore sur les fumeurs

09 12 2007

<P><FONT face=Arial>Je suis un ex-fumeur, mais je dois reconnaître que des fois on s'acharne vraiment sur les fumeurs.</FONT></P>

 




Wal-Mart et la sécurité de ses clients

05 12 2007

Via le site "Le GBS"

Quand une compagnie comme Mattel s'appercoit qu'il existe un problème avec un de ses produits fabriqués en Chine, Mattel les retire du marché. Mais peut-on en dire autant d'une multinationale comme Wal-Mart?

Pas certain, si l'on se fie ce que l'on retrouve un autre blogue, dans lequel on peut y lire qu'un homme a eu des brulûres aux pieds à cause de gougounes fabriquées en Chine, et qui contiennent des produits toxiques!

L'homme en question qui a déjà été un employé de Wal-Mart avait entrepris des démarches afin que Wal-Mart fasse quelque chose à ce sujet, afin d'éviter que de jeunes enfants ne connaissent pas le même sort qu'il a connu. Mais le gérant de Wal-Mart où les gougounes avaient été achetées, aurait été très sévère à l'encontre du l'auteur.

Ce dernier a même du "se battre" pour avoir une copie du rapport d'incident fait à Wal-Mart!

Pas fort, après ça, Wal-Mart dit qu'il joue un rôle social.




La médecine à double vitesse - Pétition pour sauver notre système de santé

28 11 2007

Il y a quelques semaines, je disais que j'avais accepté de payer pour passer des prises de sang, parce que ça ne me tentait pas de passer 30 ou 40 minutes avant de pouvoir passer, et que j'étais plutôt en faveur d'une certaine ouverture vers l'utilisation du privé dans la santé, dans le but de désengorger un système qui aux cours des prochaines années sera de plus en plus paralysé en raisons du vieillissement de la population et du manque de médecins.

J'étais même prêt à accepter que certains médecins qui oeuvrent dans le milieu de la santé publique puisse également exercer un certain nombre d'heures dans le privé, ce qui permettrait de soigner plus rapidement des personnes en attente d'une chirurgie pour un cancer ou encore une chirurgie cardiaque.

Maintenant je commence à remettre en question ce que je croyais, surtout lorsque j'ai appris il y a quelques semaines, qu'un nombre croissant de médecins connaissaient des problèmes psychologiques, de fatique, etc., à cause du grand nombre d'heures de travail qu'ils doivent faire dans une semaine.

Si certains médecins font trop d'heures dans une semaine, est-ce qu'il n'y a pas alors un risque accru, qu'il puisse y avoir plus d'erreurs médicales?

D'autre part, la Commission Castonguay qui étudie le financement des coûts de la santé au Québec qui a été commandité par la ministre des finances et non pas par le ministre de la santé, et dont la structure du comité ne prévoit aucunement consulté la population.

Il est à parier que M. Castonguay qui provient du milieu des assurances et qui s'était déjà ouvertement prononcé pour un retour au prvé, privilégiera une plus grande ouverture encore vers la santé privé.

Mais le privé n'est pas la seule alternative pour régler le problème du financement de la santé, l'ancien président de Desjardins, Claude Béland préconise la création de coopératives de la santé. Ça vaudrait peut-être la peine de l'essayer, on a rien à perdre, et peut être tout à gagner, au lieu de prioriser le privé qui sera la manne d'or des compagnies d'assurances et des hôpitaux privés.

En fait il y aura beaucoup plus de monde qui qui risque d'en sortir perdant si on allait vers une santé à double vitesse, puisque ce n'est pas tout le monde qui aura les moyens de se payer une assurance collective, et même si on a une assurance collective ou une assurance privée, ça ne veut pas dire pour autant que la couverture des polices d'assurances paiera pour les soins de santé que l'on a de besoin.

Alors il vaut mieux conserver notre système de santé public, et d'être certain de pouvoir se faire soigner au Québec.

PÉTITION POUR SAUVER LE SYSTÈME DE SANTÉ PUBLIC

Il existe sur le net une pétition demandant que l'on ne touche pas à notre système de santé. Si vous désirez la signer, il faut cliquer ici.

BIOGRAPHIE DE CLAUDE CASTONGUAY




Une première ville canadienne veut interdire la cigarrette dans les autos

20 11 2007

Une première ville canadienne Wolfville dans les maritimes a décidé de mettre une loi, visant à interdire l'utilisation du tabac dans les automobiles, quand il y a des enfants présents.

Tout le monde sait que la fumée secondaire peut être dangereuse pour la santé, mais est-ce qu'on ne va pas trop loin en émettant une loi qui interdira de fumer dans un automobile, quand on sait que l'automobile est un bien privé?

Combien de parents fument peut-être par insoucience à la maison, même s'il y a des enfants, et pourtant les gouvernements n'émettent pas de lois pour leur interdire de fumer.

Où encore pire, combien de femmes enceintes continuent à fumer lors de leur grossesse?

Je ne pourrai jamais lancer la pierre aux fumeurs, une fois que tu as goûté aux produits du tabac, tu en deviens esclave, et c'est souvent difficile d'arrêter, j'en sais quelque chose pour avoir vu plusieurs personnes tenter sans succès d'écraser, alors que personnellement je n'ai pas eu trop de difficulté à arrêter de fumer il y a 8 ans, même si quand j'ai arrêté, je fumais 2 paquets par jour.

Mais je sais très bien que si un jour, je devais faire une rechute, je n'aurai pas la motivation d'arrêter de fumer à nouveau.




Un jeune militaire québécois se suicide

16 11 2007

Un militaire québécois qui a perdu une jambe en Afghanistan a mis fin à ses jours. Il y aura une enquête du coroner pour déterminer les raisons de son geste. On peut présumer que les conclusions du coroner seront que le militaire a fait son geste en raison du stress post-traumatique.

Si c'est le cas, il est à espérer que les Forces armées feront tout en leur pouvoir pour venir en aide aux militaires canadiens qui reviendront blessés physiquement et/ou psychologiquement, afin d'éviter une épidémie de suicides comme connaît les États-Unis avec 120 suicides par semaine chez les anciens militaires américains.




Le système de santé québécois malade...

25 08 2007

Le système de santé au Québec ne va pas mieux, malgré ce qu'en dit le ministre de la santé, à titre d'exemple, j'ai dans mon entourage 2 cas que j'aimerais partager avec vous.

Le premier cas est celui de quelqu'un qui travaille avec moi, et qui doit avoir une chirurgie pour lui remplacer une hanche, parce qu'elle lui empêche de travailler où encore d'avoir une bonne qualité de vie, quand c'est rendu que tu es assis et que tu as toutes les misères du monde à te relever, il y a vraiment un problème.

Au début son médecin l'avait référé à un chirurgien orthopédiste, mais ce dernier avait refusé de l'opérer sous le prétexte, qu'il n'était pas assez vieux! Il a finalement fallu des pressions de son médecin traitant, pour finir par convaincre le chirurgien de l'opérer, alors après près de 3 mois d'arrêt de travail pour donner une chance à sa jambe avant son opération, il est cédulé pour être opéré le 28 août prochain, à moins que l'on déciderait de retarder son opération.

Le deuxième cas qui est plus préoccupant, est celui d'une connaissance où on lui a diagnostiqué un cancer de la prostate en mai ou en juin, et dont il devait être opéré au courant du mois de juillet. Au moment d'écrire ces lignes, il n'a toujours pas été opéré, et bien qu'il n'en parle pas, il n'y a aucun doute, qu'il doit connaître un certain stress.

Le système de santé est vraiment malade, le gouvernement ne sait plus quoi faire, tout ce qu'il a trouvé comme solution, c'est de créer une commission menée par Claude Castonguay pour trouver des solutions possibles pour guérir le système de santé, mais cette commission est déjà critiquée en raison que M. Castonguay s'est déjà prononcé sur le sujet, et il a déjà préconisé une plus grande ouverture vers un système de santé à double vitesse.

Entre temps, des personnes qui ont besoin de chirurgie et qui sont tannées d'attendre ont décidé d'aller se faire traiter à Cuba par le biais de l'agence Services santé internationale. Bien entendu le ministre de la santé Philippe Couillard avait répliqué à cette annonce en disant "Jamais je ne me ferais opérer par un chirurgien que je ne peux pas revoir par la suite", M. Couillard étant médecin de formation ne peut sûrement pas recommander un tel service, puisqu'en le reconnaissant, il reconnaîtrait que le système de santé est vraiment mal en point. (Il y a un excellent reportage sur Service santé Internationale qui a été fait par Sira Chayer)

Mais ce nouveau phénomène de "tourisme médical" démontre néanmoins, qu'il y a de la place pour un système de santé à double vitesse au Québec, mais il ne sera jamais reconnu par les syndicats et les personnes bien pensantes de notre gauche au Québec. On a qu'à penser à l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal qui veut transférer certains de ces cas de chirurgie à la clinique privée Rockland pour certaines chirurgies d'un jour, afin de désengorger les listes d'attente.

Mais comme il fallait s'y attendre, le syndicat affilié à la CSN s'est montré opposé au projet, prétextant que le projet pourrait occasionner des problèmes de personnel dans le réseau de santé publique.

C'est vrai que ça pourrait entraîner certains problèmes dans le réseau de la santé publique, mais en ce qui concerne les chirurgiens, ces derniers sont limités à un certain nombre de chirurgies dans une semaine, alors pourquoi ne pourraient-ils pas en faire quelques unes de plus dans des cliniques privées?

En ce qui concerne les infirmières, il est vrai qu'elles font un travail remarquable, et plusieurs d'entre elles sont victimes d'épuisement en partie en raison du temps supplémentaire qu'elles doivent faire, et certaines pourraient être tentées de quitter leur emploi. Si elles décident de le faire, pourquoi certaines d'entre elles n'auraient pas alors la possibilité de continuer de travailler dans le domaine de la santé dans le privé où elles pourront continuer à mettre leurs connaissances et leurs expériences au service des malades?

Le système de santé public ne fonctionne plus, quand quelque chose ne fonctionne plus, il faut alors tenter des choses nouvelles, même si une partie de la population est réfractaire à tout changement, mais on ne peut plus financer indéféniment un service qui coûte de plus en plus cher aux québécois, l'ouverture d'un système de santé à double vitesse est peut-être la solution aux problèmes?